Grandes amatrices de moules de bouchot, Lucie, Alice et Léa s’offrent un week-end de découvertes et de dégustations en Aunis Marais Poitevin… Une escapade entre amies de Charron à Surgères, qui promet de nombreux fous rires et des plaisirs gourmands !

Charron, port de mytiliculteurs

Il est à peine 8h lorsque les trois amies arrivent au Port du Pavé à Charron. Les maisons du village sont loin déjà, et la petite route du port semble mener… au bout du monde. Elle s’ouvre peu à peu plus largement et s’arrête à l’océan. Au milieu de cet écosystème si riche de la Baie de l’Aiguillon, les vasières et les prés salés qui entourent le port abritent une multitude d’oiseaux. La déconnexion est totale.

Si Léa, Alice et Lucie se sont aventurées jusqu’à ce port hors du temps, c’est qu’elles savent qu’ici accostent les bateaux des mytiliculteurs, comme celui de la famille Durivaud. Ici, dans la Baie de l’Aiguillon, la moule est produite selon deux techniques : les moules de cordes et les moules de bouchot. C’est un travail exigeant, de longue haleine qui dure toute l’année : ensemencement des cordes, surveillance quotidienne, récolte manuelle… Un travail de passion qui garantit une qualité constante !

Du mois de février au mois d’avril, de longues cordes sont installées en mer pour capter naturellement les naissains des grandes marées. Au mois de mai, c’est la période de reproduction et le début de la récolte des moules de cordes qui s’étaient reproduites l’année passée, car il faut de 10 à 18 mois pour que la moule arrive à maturité. Au mois de juin, les cordes remplies de naissains sont posées sur des pieux vides pour que les moules se développent, puis commence la récolte des moules de bouchot qui dure jusqu’au début de l’hiver.

Les bateaux accostent au port pour décharger leurs précieuses marchandises. L’occasion pour les amies d’effleurer du doigt la beauté de ce métier où tout est entièrement réalisé à la main. Elles échangent avec ces passionnés comme Benoît, qui leur parle de la moule de Charron à l’appellation reconnue.

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Quand les blés sont mûrs et jusqu’aux premières gelées, les moules sont bonnes à être dégustées.

Déjeuner gourmand

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Après cette halte au cœur de la Baie de l’Aiguillon classée Réserve Naturelle Nationale, direction Marans à quelques kilomètres à peine. Lucie, Léa et Alice découvrent avec plaisir le port de plaisance, les quais fleuris et le marché 19ème… avant de s’arrêter sur le clocher si insolite de son église.

La flânerie les amène jusqu’au restaurant le Bout du Port, où elles dégustent les moules de bouchot directement pêchées dans la Baie de l’Aiguillon et préparées avec soin. Sur la terrasse ombragée au bord de l’eau, Léa, Alice et Lucie terminent leurs assiettes généreuses de moules accompagnées de frites dorées. Alice raconte ses dernières aventures professionnelles tandis que Lucie et Léa savourent cette pause gourmande face à la Sèvre scintillante.

Le soleil caresse les eaux calmes de la Sèvre Niortaise quand Léa, Alice et Lucie posent les planches de paddle louées à l’embarcadère sur la berge. “La dernière à la passerelle paie les glaces !” lance Alice en s’élançant la première. Lucie vacille, éclate de rire et plonge dans l’eau fraîche sous les moqueries amicales de ses amies. Léa, plus prudente, glisse silencieusement entre les reflets dorés, admirant les maisons et le clocher de Marans qui se mirent dans l’eau. Entre fous rires et éclaboussures, les trois complices savourent cette après-midi parfaite, leurs pagaies rythmant une amitié inébranlable au fil de l’eau.

Il est alors temps de partir rejoindre leurs hôtes Nathalie et Jocelyn qui les accueillent chaleureusement dans leur maison d’hôtes Le Logis Rouge à Charron. Leurs chambres confortables et les mille attentions de leurs hôtes mettent immédiatement à l’aise les trois amies qui passent une nuit paisible et reposante au cœur du Marais Poitevin.

Dimanche, éclade de moules

Une éclade de moules, vous connaissez ? C’est Lucie qui la première, avait suggéré de partir découvrir cette tradition charentaise. Régulièrement, Alexandre Lachaumette, chef cuisinier de la Table d’As à Surgères, propose ces dégustations qui sont toute une expérience à vivre ! L’arôme fumé embaume l’air, lorsqu’elle arrivent au restaurant ce dimanche midi. Les moules, disposées en couronne sur une planche de bois, disparaissent sous un épais tapis d’aiguilles de pin qui s’embrase dans un crépitement joyeux. “On n’a jamais vu ça !” s’exclame Alice, fascinée par ce spectacle traditionnel. Alexandre qui surveille la cuisson leur explique le secret : quand les aiguilles sont consumées, les moules sont parfaitement cuites. Invitées à partager cette spécialité charentaise, les trois amies dégustent ces coquillages au goût unique, parfumés par la fumée de pin, un sourire complice aux lèvres devant cette découverte si attendue.

L’après-midi les invite au farniente dans le parc du château de Surgères avant de reprendre finalement la route, le cœur léger et des souvenirs plein la tête.

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