Luc et Anaïs, couple de nantais en quête de déconnexion s’offre une parenthèse enchantée au cœur de l’Aunis Marais Poitevin. Entre apiculture, gastronomie locale et douceur de vivre, retour sur 48h ressourçantes.

Vendredi 19h : l’arrivée dans un écrin de verdure

“Je ne vois plus les panneaux, tu es sûr du chemin ?” lance Anaïs à Luc alors que leur voiture s’engage sur un étroit chemin bordé de grands platanes. Après deux petites heures de route de Nantes et les derniers mails professionnels expédiés à la hâte, le couple commence tout juste à lâcher prise. Le GPS annonce l’arrivée à destination dans 800 mètres.

Soudain, au détour d’un virage, une bâtisse en pierre calcaire apparaît, nichée au milieu d’un jardin foisonnant : la chambre d’hôtes “L’Abri des Hirondelles“, leur refuge pour le week-end. Anne-Do leur hôtesse, les accueille sur le perron avec un petit verre de bienvenue. “Nous n’avons qu’une seule chambre d’hôtes, vous passerez la nuit avec une tranquillité assurée !” annonce-t-elle en les guidant à travers une demeure où chaque meuble raconte une histoire.

La chambre, sous les combles rénovés, mêle poutres apparentes et touches contemporaines. Par la fenêtre, le soleil couchant embrase la campagne charentaise. “Regarde, on aperçoit même un rouge-gorge !” s’exclame Anaïs, déjà conquise.

Après une infusion de plantes de la Ferme bio de Bonneville savourée sur la terrasse, Luc et Anaïs s’endorment profondément dans le silence de la campagne – un luxe oublié pour ces habitants du centre-ville nantais.

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Jardin en Aunis Marais Poitevin

Samedi : à l’école des abeilles

“Je n’ai jamais vu Luc se lever aussi tôt un samedi,” plaisante Anaïs en dégustant le petit-déjeuner préparé par Anne-Do : pain encore tiède, miel local, yaourts fermiers du Bois des Moines et fruits du verger. Au programme de la journée : une initiation à l’apiculture lancée par Le Comptoir Local® avec des apiculteurs passionnés installés à quelques kilomètres.

9h30. Au Comptoir Local à Surgères, Anaïs et Luc sont accueillis par Laurie et Jean-François, de Oh Miels. Une présentation passionnante sur la biologie de l’abeille, son nourrissement… commence.

12h30. Direction la lisière du bois où sont installées les ruches. Dans un cadre champêtre fleuri, Anaïs et Luc pique-niquent en pleine nature, avec nos apiculteurs et les autres participants. Un temps suspendu où les discussions ne sont interrompues que par le chant des oiseaux.

14h30. Équipés de combinaisons blanches qui leur donnent des allures d’astronautes, Luc et Anaïs suivent Laurie et Jean-François vers leurs ruches installées au milieu du bois.

“L’apiculture, c’est d’abord une histoire d’écoute et d’observation,” explique Jean-François en ouvrant délicatement sa première ruche. Le couple se détend progressivement face au bourdonnement hypnotique des abeilles. Laurie leur montre comment repérer la reine, déchiffrer l’organisation de la colonie et comprendre le processus de fabrication du miel.

Trois heures passent en un éclair. Anaïs aide même à extraire quelques cadres. “Moi qui avais peur des abeilles depuis l’enfance,” confie-t-elle, “je me retrouve à les manipuler avec un mélange d’excitation et de respect.”

L’expérience se termine par une dégustation commentée des différents miels produits selon les saisons : miel sucré de printemps, miel crémeux d’été, miel de sarrasin…

Puis retour à Surgères, où notre couple découvre le charme du centre historique lors d’une balade en amoureux, avant de partager la cuisine de produits frais du restaurant le Met’s.

Samedi soir, soirée étoilée et confidences

De retour à l’Abri des Hirondelles, Anne-Do leur propose une expérience inédite : observer les étoiles depuis le jardin avec le petit télescope familial. L’absence de pollution lumineuse offre un spectacle céleste dont ils avaient oublié la splendeur.

Sous la voûte étoilée, les conversations s’approfondissent. Ils parlent de leur rythme de vie effréné, des projets mis de côté, de cette idée de potager sur leur balcon jamais concrétisée. “Parfois j’ai l’impression qu’on court sans savoir vers quoi,” confie Luc. “Ce week-end, c’est comme si on remettait les pendules à l’heure.”

Dimanche au Lac de Frace

Le dimanche s’annonce radieux. Après un petit-déjeuner copieux, Luc et Anaïs prennent congé d’Anne-Do avec la promesse de revenir. Direction : le lac de Frace, écrin de verdure à quelques kilomètres.

Ils découvrent un site préservé parfait pour la pêche, les balades en pleine nature et le farniente au bord de l’eau. Après une belle promenade de 8km autour du lac, place au pique-nique.

“On devrait faire ça plus souvent,” lance Luc en dépliant la nappe à carreaux pour leur pique-nique à l’ombre d’un peuplier. Le festin improvisé a des airs de tableau impressionniste : fromages locaux, pain croustillant, fruits juteux du magasin fermier et bouteille de vin perlée de condensation.

“Et si on revenait dans les mois qui viennent ?” propose soudain Anaïs. “Il paraît que Jean-François et Laurie proposent des ateliers extraction de miel en été, et Anne-Do m’a parlé d’un stage de vitrail en septembre…”

Sur la route du retour vers Nantes, la conversation s’anime autour de projets concrets : s’inscrire au prochain atelier “prendre soin de ses tomates“, trouver un maraîcher près de chez eux…

Le coffre rempli de pots de miel et de fromages locaux, ils ramènent surtout avec eux une nouvelle perspective : la campagne charentaise est un territoire vivant, innovant, où traditions et modernité se conjuguent harmonieusement.

“Ce n’est pas juste un week-end, c’est comme si on avait ouvert une porte,” résume Anaïs alors que les premiers immeubles apparaissent à l’horizon. Sur le siège arrière, soigneusement emballées, deux jeunes pousses de renoncules offertes par Anne-Do attendent de trouver leur place sur le balcon nantais – premières ambassadrices de l’Aunis Marais Poitevin dans leur appartement urbain.

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Pique-nique au Lac de Frace