Erigée en 1877 sur la commune de Benon, la Tour des Six Sots mesure 18 mètres de haut et possède une horloge. Cette tour fait partie du patrimoine culturel de Benon et de l'Aunis et possède une histoire incroyable. Visible uniquement de l'extérieur.

L'histoire de la Tour des Six Sots commence en 1828 lorsque l'intendant de la comtesse Zoé de Cayla, la propriétaire d'une partie de la forêt de Benon, refuse le droit de passage permettant aux villageois de Benon de se rendre dans des villages voisins.

Après plusieurs tentatives d'accord à l'amiable, le maire dépose plainte contre la comtesse.
Les procédures durèrent une cinquantaine d'années. La comtesse, déjà âgée, décède et c'est sa fille, Valentine de Beauveau Craon qui reprend le flambeau et va jusqu'à injurier maître Desforges, avocat et représentant du maire et des villageois de Benon.

Celui-ci intente un procès en diffamation contre la nouvelle comtesse. Au bout de plusieurs années, Valentine de Beauveau Craon se voit dans l'obligation d’indemniser maître Desforges. Ce dernier propose alors d'utiliser cette somme pour placer une horloge sur l'église du village ou construire un fontaine municipale. Le curé du village, qui reçoit de grands dons pour les pauvres de Benon de la part de la comtesse, refuse de placer une horloge sur la façade de l'église.

C'est le conseil municipal, qui, par l'intermédiaire d'un vote, décide de la construction de l'édifice. Et c'est avec la faible majorité de six votes, qu'une tour est érigée au milieu du village. L'on s'assura qu'elle ne puisse être visible ni de l'église, ni du château !
Mais l'histoire ne s'arrête pas là : au fur et à mesure de l'avancée des travaux, on s'aperçoit que le coût du chantier est bien plus élevé que prévu, et la mairie ne dispose pas de la somme demandée !
Depuis, cette tour porte le nom de la Tour des Six Sots un "hommage" un brin narquois, aux six élus ayant voté pour sa construction.

  • Tarifs

    Accès libre. Ne se visite pas, visible uniquement de l'extérieur.

    Animaux acceptés

    Non communiqué

    Langues parlées

    Français