Surgères et ses alentours
L’église Notre Dame de Surgères
Chef d’Oeuvre de l’art roman aunisien
Au XIème siècle, Hugues Maingot fait construire, sous la maîtrise d’ouvrage des Abbés de
Vendôme, Notre-Dame-de-Surgères. L’intérieur comme l’extérieur sont un chef d’œuvre de l’art roman.
La façade constitue à elle seule le cliché traditionnel de l’art roman, qui, bien que remanié maintes fois, reste encore aujourd’hui l’un des plus beaux exemples d’Aunis et de Saintonge. La décoration y est omniprésente. Celle-ci n’avait pas un but exclusivement esthétique mais aussi éducatif.
Grâce à ces sculptures, les villageois pouvaient s’initier à la religion, différencier le bien du mal, l’Enfer du Paradis : Les chapiteaux et la corniche à modillons traduisent la richesse et la diversité des références symboliques de l’époque. Le bestiaire roman y évolue dans le relief de la pierre. Monstres, dragons ailés, oiseaux et griffons, sirène et diablotins, y côtoient des représentations des signes du zodiaque, des travaux des champs et des montreurs d’animaux sans oublier un orgueilleux piqué par un serpent.
Au 2ème registre de la façade, la baie centrale est entourée de deux niches abritant des sculptures de cavaliers. Il pourrait s’agir d’une représentation du Christ triomphant et de l’Empereur Constantin. Il est également possible de voir dans ces cavaliers les fondateurs de l’église : Geoffroy Vendôme et Hugues de Surgères.
Un beau clocher octogonal, d’un roman assez tardif constitué de fines colonnes en faisceaux s’élève à la croisée.
Le chevet n’est pas d’origine. On peut néanmoins remarquer son abside centrale composée de cinq baies (dont trois sont encore visibles) et dont la corniche à modillons est richement sculptée à l’image de la façade.
A l’intérieur, on apercevra quelques sculptures aux chapiteaux sur les chapiteaux des piliers soutenant la nef.
L’abside est composée d’une voûte en cul de four dont les baies sont ornées de colonnettes sculptées. Les chapiteaux de la baie centrale traduisent toute l’angoisse du monde médiéval : La dualité entre l’enfer et le paradis, entre le bien et le mal.
En effet, alors qu’à gauche deux démons portent un homme aux poings liés vers les flammes de l’enfer, à droite, deux anges s élèvent un homme nu porteur de la balance du jugement dernier, témoin des bonnes actions.
La crypte est construite autour d’un pilier central. Ses voûtes abritent quelques modestes de fresques du XVIème siècle.
L’Art roman autour de Surgères
L’église Notre Dame de l’Assemtion à Vouhé :
Notre Dame de l’Assomption, dont le chœur et le chevet datent du XIe siècle. Elle comporte une abside en hémicycle, un long chœur voûté en berceau et un transept remanié.A ne pas manquer d’observer dans l’église les chapiteaux ornés de palmettes, vanneries, quadrupèdes ou bouquets de feuillages, les colonnes surmontées de chapiteaux dont certains ornés de coquilles Saint-Jacques, une pierre d’autel sculptée et, en son revers, gravée de la pointe d’un couteau d’une inscription latine.
L’église Saint Médard à Saint-Mard :
L’église Saint Médard, de fondation romane, a été remaniée à l’époque gothique. Toutefois, on peut encore y observer une fresque datant d’autour de l’an 1000 et représentant le baptême du Christ et St Georges, patron des voyageurs.
L’église Saint Vivien à Vandré :
La façade de l’église Saint Vivien est de style roman ogival. De même que l’abside de l’église semble remonter du XIIème ou XIIIème siècles.








